SOMA

UNE THERAPIE ANARCHISTE

Volume 3

CORPS A CORPS

 (La Synthèse de la Soma)

Roberto Freire e João da Mata


                               Introduction:     LE “TESÃO” SOMATIQUE

            La Soma n’est past qu’une thérapie, cést un jeu thérapeutique et une pédagogie ludique. C’est pouvoir se connaître en s’amusant, et en s’amusant connaître l’autre. Jouer, s’amuser et être heureux, parce que cela fait du bien à la santé.

             Faire la Soma c’est chercher à être libre et, pour y arriver, il faut être révolutionnaire et joyeux. Il faut transformer la vie à travers l’union de trois éléments essentiels et inséparables: beauté, joie et plaisir, qui composent le “tesão”. “Sans “tesão”pas de solution”.

             Notre référentiel de santé se pose en fonction de l’expérience permanente de tout ce qui est “tesudo” (excitant, motivant, important. N.T.) pour nous. Pour cette raison, faire sa thérapie doit aussi être beau, joyeux et plein de plaisir.

             Il nous faut éliminer cette tendance à rimer thérapie avec souffrance, manque de confort et formalisme. Souventon la voit ainsi parce que la psychologie traditionnelle fonctionne de cette manière.

             Bien au contraire, nous on joue avec la souffrance, on se moque du manque de confort et on est informels dans le formalisme. Parce que nous croyons que c’est le seul chemin pour être sains et “tesudos”.

             Dans la Soma, nous nous servons de l’idéologie du plaisir (santé) comme antidote contre L’idéologie du sacrifice (névrose). Il nous faut défaire le noeud autoritaire de notre formation bourgeoise capitaliste, qui a exigé le sacrifice de nos désirs et de notre volonté en échange de l’acceptation sociale.

    Cette nouvelle idéologie nous donne l’énergie pour lutter de façon “tesuda” contre l’idéologie bourgeoise qui produit la névrose. A partir de là, c’est fantastique, car lutter pour ce que l’on est et pour ce que l’on veut nous prouve que l’on est vivants. Et vivre cést affronter le risque, jouir de la liberté. Survivre, bien au contraire, c’est se résigner aux limites de la sécurité.

             Nous luttons pour la plénitude de la vie, pour l’affrontement des obstacles. Une personne saine comprend bien ce que cella veut dire, tandis que le névrosé, non, car il a perdu la capacité de réagir. Celui qui ne veut se rendre à la médiocrité de la nérvrose, doit apprendre à lutter pour être libre. La Soma existe pour que les personnes puissent connaître et exercer leur vie dans le sens le plus vaste, et le plus tôt possible. On voit tout de suite que vivre est extrêmement simple. Avec cette façon de penser et d’agir, la Soma est objective et pratique. Nous travaillons pour que la personne puisse identifier et combattre les agents externes qui la bloquent et l’empêchent de vivre. Et pour qu’elle puisse, à partir de la, être elle-même.

            Mais toutes les personnes ne veulent pas lutter pour la liberté d’être. Les structures autoritaires se perpétuent seulement parce qu’il existe des individus autoritaires. Les capitalistes, les réactionnaires et les conservateurs forment un bloc idéologiquement homogène, qui veut perpétuer la formule oppresseur-opprimé, afin que le pouvoir autoritaire soit toujours présent dans tous les rapports sociaux.

            Cependant, c’est dans la formation et dans le maintien de la famille bourgeoise que ce fait est plus évident et en même temps plus masqué. L’organisation de la famille, telle qu’elle se fait jusqu’à présent, rend pratiquement impossible, dans sa plénitude, la réalisation vitale d’un individu. On restreint la liberté et le désir par l’amour. Voilà l’arme la plus puissante que la famille possède et met en usage pour correspondre à l’expectative de l’Etat, de la société et du marché. Les bourgeois l’acceptent et l’aiment, les révolutionnaires le refusent et deviennent fous.

             La Soma est une invitation aux révolutionnaires, aux contestataires et à tous ceux qui se sentent comme des libertaires. Rien qu’eux pour comprendre la vie comme nous la voyons, parce qu’ils luttent, aiment et jouissent. Seulement pour eux la Soma a du sens et une fonction. Pour les autres, elle n’est pas valable, et est même un poison.

 C’est avec cet esprit que Roberto Freire a crée la Soma au début de la décennie 70, et qu’il la maintient jusqu’à présent. Elle est née pendant la dictature militaire, quand Freire et ses camarades de lutte politique avaient leur liberté explicitement combattue par ce régime. Il ný avait pas d’assistance psychologique pour ces militants, car la paranoï de dénonciation empêchait de pareils contacts.

             Alors, Freire a quitté la Psychanalyse et est parti à la recherche dúne méthode thérapeutique qui soit en même temps rapide, efficace et libertaire. Il croyait qu’une thérapie devait être quelque chose de bref, semblable à un hôpital de campagne dans une guerre, capable de résoudre les problèmes qui surgissent, pour que l’on puisse revenir aussitôt à la bataille de la vie.

             Et il a crée la Soma, issue de l’union et du dosage des connaissances révolutionnaires à la disposition de l’homme. Aujourd’hui elle a atteint son but: combattre toutes les formes de l’autoritarisme et de la limitation de la liberté humaine, présentes dans la société actuelle, démocratique et néolibérale, mais soumise à un autoritarisme économique puissant.

             Quand on élimine l’action l’autoritarisme, on trouve l’originalité de chaque vie. Chaque être humain est unique dans sa differéncew. Les sociétés autoritaires, guidées par le pouvoir économique ou par celui de l’Etat, ont besoin d’uniformiser le comportement humain pour contrôler et dominer plus facilement.

             La répression et la massification se font à travers des mécanismes et des objectifs politiques. Dans la Soma, nous défaisons ces jeux du pouvoir, et la personne devient libre au fur et à mesure qu’elle récupère son originalité d’être, ce qui la rend infiniment forte, géniale et menaçante. Nous n’avons aucun doute que la gélialité humaine apparaît lorsque nous sommers vraiment nous-même. Et en plénitude, tous les être sont harmonieux.

             Ce qui justifie les sociétés injustes et sans harmonie comme la nôtre, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui se laissent contrôler par un petit nombre, et prévalent hiérarchies et les normes autoritaires. Seulement si l’on respecte les différences individuelles on aura une nouvelle éthique pour vivre ensemble, responsable de la création d’une nouvelle société.

            Notre rêve c’est l’utopie, notre combustible, la passion, notre véhicule, le “tesão”, et notre lutte, la construction et l’expérience d’une vie personnelle et sociale et sociale “tesuda” ici et maintenant: anarchiste.

  Première Partie:    LA SOMA TELLE QU’ELLE EST

1.    La Totalité de l’Être

2.    Reich et les Mystères de l’Organisme

3.    “Capoeira c’est défense et attaque, c’est le swing du corps, c’est de la coquinerie”

4.    Vivre le Présent

5.    La Fabrication de la Folie

6.    La Pédagogie de la Liberté

          Deuxième Partie:    LE FONCTIONNEMENT DE LA SOMA

 1.    Méthodologie

2.    Processus Thérapeutique

   Troisième Partie:   SOMA, ANARCHISME ET ÉCOLOGIE

Appendice:    LE  PROJET  "TESÃO"